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Quelques conseils

pour la croissance de votre nouveau compagnon |
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L'avenir de votre chien

se joue avant un an...
Les données de la psychologie canine moderne permettent
d’y voir plus clair dans les mécanismes de formation de la
personnalité d’un chien et dans les parts respectives de l’inné
et de l’acquis. En ce qui concerne l’inné, il est clair que chaque
race présente des caractéristiques et des aptitudes qui lui
sont proches : l’exubérance du Boxer, la vigilance du Rottweiler,
la vaillance du Fox-terrier, la douceur du Colley en sont quelques exemples.
Toutefois, mon expérience m’a prouvé que les variations
de caractère et de comportement au sein d’une même race
sont souvent très importantes. Ainsi, il peut exister autant
de différences entre individus appartenant à une même race
qu’entre chien de races diverses. C’est pourquoi les personnes
qui choisissent une race sur la foi de lectures sont parfois
très déçues de leur compagnon ne corresponde pas à
la description qui en était faite.
Le caractère des parents se transmet bien sur en partie
à leur descendance : on peut ainsi avoir des lignées de
chiens aboyeurs, craintifs, agressifs ou à l’inverse équilibrés,
calme, doués pour le travail, etc. C’est pourquoi aujourd’hui
une sélection bien faite accorde la priorité à ce facteur.
On sait aussi qu’au sein d’une portée les caractères et
les comportements peuvent être très variés selon les chiots :
l’un d’eux reste souvent seul dans son coin, tandis qu’un autre
vient faire la fête dès qu’un humain se présente, un troisième
ne pense qu’à se bagarrer avec ses frères et sœurs, un quatrième
explore tous les recoins, un cinquième monte déjà la garde
en aboyant… Les tests de Campbell pratiqués sur des chiots
de 5 à 7 semaines de préférences, permettent de déterminer
les tendances principales de la personnalité de chacun. Le développement du caractère du chiot, et partant son
comportement, va à partir de là être soumis à l’acquis,
c’est-à-dire à l’influence des expériences qu’il va vivre. |
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La période prénatale

ou le début de la construction...
La construction de la personnalité du chiot commence
dans le ventre de sa mère. C’est pourquoi les conditions
de la gestation et les émotions de la mère comptent beaucoup :
si la chienne est stressée, anxieuse, isolée ou maltraitée,
ses petits n’auront pas toutes leurs chances en venant au monde.
En revanche si elle vit en famille, entourée d’affection, dans un
environnement à la fois riche et calme, les conditions sont idéales
pour la naissance de chiots équililbrés. |
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0 à 3 semaines

la période néo-natale...
Alors que les chiots paraissent être encore à l’état « larvaire »,
leur cerveau commence sa maturation. Dès leur naissance, ils sont
sensibles aux éléments extérieurs, dont la privation les handicaperait
définitivement.
Il est dont fortement conseillé de leur procurer un environnement riche
en stimulations auditives (au besoin on peut utiliser des enregistrements),
lumineuses (ne pas les élever dans le noir total) et de les manipuler
régulièrement. Tout ceci sans excès, bien entendu. |
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3 à 14 semaines

la période de socialisation...
A 3 semaines les yeux sont ouverts, les chiots commencent à grogner
et à aboyer, à se déplacer et à explorer leur environnement.
C’est aussi le début du sevrage.
Cette période est fondamentale pour le développement psychomoteur
du chiot, mais également pour sa sociabilisation. Il apprend à entrer
en relation avec les autres : sa mère, ses frères et sœurs (la hiérarchie entre eux s’établit rapidement), les êtres humains
et les autres animaux. Les comportements et rituels sociaux se mettent
en place sous forme de jeux.
Un manque total de contacts durant cette période conduit immanquablement
à de très graves déséquilibres psychiques : chien social, agressif, dépressif,
hyper craintif, présentant des comportements compulsifs et des troubles
psychosomatiques.
C’est pourquoi il est très bénéfique d’enrichir et d’élargir encore
leur environnement et de les mettre en contact avec des personnes
de tous âges (notamment des enfants) et des animaux divers.
Parallèlement la surveillance doit être accrue, car une expérience
particulièrement traumatisante vécue pendante cette période,
appelée aussi celle de « l’empreinte », laissera un souvenir indélébile. |
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2 à 6 mois

la période juvénile...
C’est en général vers l’âge de 2 mois que le chiot arrive
dans sa famille d’adoption. Il n’a donc pas terminé sa sociabilisation,
ce qui lui permet de s’adapter plus facilement à ses nouvelles conditions de vie.
Son éducation commence aussitôt.
Il s’agit d’abord de fixer des limites ; la distinction entre ce qui est
permis interdit doit être clair dès le premier jour. Il est évident que
si le maître s’attendrit lorsque son bébé labrador lui saute après,
il aura du mal à l’en empêcher lorsqu’il pèsera 50 kg.
De même que si le chiot est caliné sur le canapé, il ne voudra pas
laisser cette place par la suite. Si on lui distribue des friandises à table,
c’est le meilleur moyen de le rendre mendiant voire voleur.
Si on lui donne une vieille pantoufle, il ne faudra pas s’étonner de le voir
s’attaquer aux chaussures…
c’est lui rendre service et s’assurer une harmonie future que de définir
dès le départ des points de repères et des rituels qui lui permettront
de trouver sa place et son équilibre.
Contrairement à une idée reçue, dès l’âge de 3 mois, le chiot est
parfaitement capable d’assimiler les premières notions d’obéissances,
au cours de séances brèves car sa capacité de concentration est encore très limitée.
C’est le moment idéal pour commencer cette éducation, notamment en ce
qui concerne les exercices de « sécurité routière ». En débutant dès son âge tendre,
on évitera bien des résistances, et on obtiendra des résultats avec des méthodes
plus douces. Il est tellement plus facile d’instaurer d’entrée de bonnes habitudes
que d’avoir à en transformer de mauvaises !
D’autre part, il ne faut surtout pas traiter le chiot comme un bébé,
mais comme un chien. Etre ferme avec lui, en sachant rester patient.
Ne pas le « couver » mais lui permettre au plus tôt de découvrir le monde
sous une surveillance vigilante mais discrète. Le laisser, dans la mesure du possible,
résoudre seul ses problèmes afin qu’il développe son intelligence et sa confiance en lui.
Sa sociabilité envers ses congénères dépend aussi des relations qu’il aura eues avec eux
dans son enfance.
Il faut donc rechercher les occasions de contacts avec d’autres chiens (et pas à travers un grillage), afin qu’il apprenne comment se comporter
selon que l’autre est gros ou petit, jeune ou vieux, mâle ou femelle, joueur
ou réservé.
Beaucoup de maîtres ignorent que l’agressivité d’un chien adulte est inhibée
envers un chiot avant sa puberté, dans des conditions naturelles (chiens libres
de leurs mouvements et maîtres n’intervenant d’aucunes façons). Cela veut dire
que même si l’adulte se montre très impressionnant et que le petit pousse
des cris perçants, il ne lui sera fait aucun mal. |
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6 mois à 1 an

l'adolescence...
C’est à partir de 6 mois que l’équilibre hormonal du chiot
se modifie et que survient la puberté : chez la femelle apparition
des premières chaleurs, chez le mâle marquage urinaire en levant la patte.
Au sein d’une meute de loups, c’est à ce moment que le jeune commence
à tenter de s’élever dans la hiérarchie pour conquérir un meilleur statut
en s’opposant à ses aînés.
Le jeune chiot n’est plus protégé contre l’éventuelle agressivité des adultes,
il va parfois s’attirer des ennuis en cherchant à les dominer : il convient alors
de se montrer plus sélectif dans le choix des chiens avec lesquels on va le
laisser jouer, surtout s’il s’agit d’un mâle.
A la maison, de nouveaux problèmes risquent d’apparaître car le jeune chien
cherche aussi à remettre en cause des acquis, à s’adjuger de nouvelles prérogatives
et parfois même il teste son pouvoir sur les maîtres par des marques d’agressivité.
Les résultats en obéissance connaissent souvent une régression durant cette période
de crise, il importe de ne pas lâcher prise. Au contraire, on aura intérêt à intensifier
les exercices et à les faire pratiquer dans des endroits variés, à la fois sur le territoire
du chien et dans des milieux inconnus.
Il est capital d’habituer le jeune chien à la ville même si l’on habite à la campagne.
S’intégrer au milieu urbain, avec ses bruits, sa foule, ses véhicules, etc. sera plus difficile
pour un berger que pour un labrador par exemple, dont le seuil de stress est beaucoup
plus élevé. Ce n’en est que plus indispensable.
Emmenons le dans les rues piétonnes, puis au marché, à la sortie de l’école,
le long des boulevards, à la gare, dans un bus, et pour l’épreuve finale : la fête foraine !
Il faut savoir que, passé un an, le chien aura plus de difficultés à faire face
à une situation stressante inconnue. C’est ainsi que pour certains, la visite annuelle
chez le vétérinaire devient un véritable cauchemar.
Même si cela demande de la disponibilité et des efforts, les maîtres investissent
pour l’avenir en multipliant les expériences au cours de la première année
de leur compagnon : ils obtiendront ainsi un chien équilibré en toutes circonstances,
qui saura s’adapter facilement s’il se produit des changements importants au cours
de ses quinze années de vies. |
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